Un pacte de compromis...

2018-11-20 10:33:30

Comme toujours je réfléchis continuellement à une solution. Pas à une solution miracle, il n'y a pas de miracles. Et je n'en trouve pas vraiment, du moins, pas qui me satisfait pleinement. Toujours des choix, des manques de choix et des compromis. Voter pour le moins pire, s'abstenir parce qu'on n'a pas ce qu'on veut. On prend une décision, ça aide un aspect, ça complique un autre. J'essaie d'avoir des principes, des lignes directrices. Il y a souvent des contradictions entre elles.

Parfois je décide de bloquer/boycotter quelques choses. Décision basée à la fois sur des réflexions, des sentiments et des coups de tête. J'en ressens toutes les répercussions à long terme parce que je suis bon pour tenir mon bout. Je tiens encore à des décisions que j'ai fait à l'adolescence. Je suis influencé par les autres, mais pas nécessairement par les personnes proches, je recherche à être différent, mais à ressembler à certains. Toujours des conflits dans ma tête. Je vais demander l'opinion des autres, mais je me fous de ce que les autres pensent une fois que j'ai choisi. Si tu choisies quelques choses de trop spécifique, tu te retrouves isolé ou dans un cercle restreint d'amis.

Or, avec tout ce qui se passe avec le climat, la pollution, les problèmes financiers, je me dis que j'ai eu raison pour certains choix. J'ai eu raison même si ce n'était pas l'idée populaire quand j'ai fait ces choix. Même si ça m'a isolé. Ce n'était peut-être pas seulement mes choix qui m'isolaient mais ma personnalité. Ou un peu des deux. Par contre, j'avoue que je me retrouve souvent dans des cercles vicieux. Cependant, j'aurais tomber dans des pires cercles vicieux en choisissant le contraire. Parfois, je bloque face à des choix, je me mets à calculer le coût à long terme, c'est paralysant. Je préfère ne rien faire, attendre d'avoir de l'aide.

À force de faire des choix personnels, d'essayer d'évoluer, de comprendre qui je suis, je me rends compte que j'ai négligé le social et qu'aujourd'hui le social m'empêche de vivre pleinement mes décisions. C'est simple pour un individu de changer. La société bouge beaucoup plus lentement.

Prenons un peu les points du pacte.

  • réduire la consommation de pétrole - diminuer l'utilisation de la voiture: je n'aimais pas les voitures adolescents, je n'ai pas eu de permis à 17 ans, j'ai fait au cours de ma vie des choix pour ne pas utiliser de voiture (résidence près de l'école, appartement près d'un métro, emploi à salaire moins élevé). Or à 36 ans, je n'ai toujours pas mon permis (j'ai un permis d'apprenti-conducteur depuis 2 ans), j'ai une peur bleue de passer le test officiel. Et si jamais je causait un accident, je ne me le pardonnerais pas. J'attends toujours pour les autos électriques. J'évite beaucoup de visites chez des parents ou des amis pour cette raison.
  • priorisé le transport collectif/actif : je me déplace principalement à pied, parfois des balades en vélos (mais pas au quotidien), je déteste les autobus ICE, je priorise le métro. Je m'habille plus chaudement en hiver, donc, pas nécessairement en veston/cravate/soulier chic dans des soirées. Ça limite un peu où tu peux aller, tes choix de sorties, les activités que tu peux faire et ton choix vestimentaires.
  • priorisé le télé-travail: 10 ans de télé-travail... j'en ai un peu marre de ne voir personne quand je travail. Ça m'oblige de faire des sorties pour voir du monde. Mais bon, télétravail, ça implique des bons moyens de télé-communication, ça restreint donc certaines régions éloignées, Il faut une bonne installation de câbles, d'antenne, de l'électricité, le chauffage d'une pièce/appartement pour une seule personne. Ça réduit aussi terriblement l’interaction humaine. Ça complique la séparation du travail et de la vie personnelle.
  • réduire l'utilisation de l'avion: j'ai fait un seul voyage en avion, en France, pour aller voir quelqu'un, je suis devenu végane après ça. J'ai compensé les émissions du vol en payant un montant sur un site web. Je ne sais pas si je vais faire d'autres voyages encore. Refuser de faire des voyages, c'est avoir moins d'expérience des autres cultures, refuser de passer des semaines privilégiées avec la famille ou des amis, refuser de rencontrer des femmes qui adorent voyager (je parle des sites de rencontre). C'est aussi se contenter des récits d'aventures des amis, des films, des nouvelles de l'étranger.
  • améliorer la performance écoénergétique de mon habitation : j'ai fait des travaux sur ma maison l'an passé, on a isolé au maximum, installer un nouveau toit, j'ai essayé de recycler ou de donner le plus possibles les matériaux, malgré tout, j'ai eu quelques tonnes de déchets avec les anciens matériaux. Ça coûte moins cher de chauffage, mais je regrette un peu tout ce qu'on a dû jeté pour y arriver. On a aussi changer le système au mazout pour un système électrique.
  • Désinvestir mes épargnes du secteur des énergies fossiles : j'ai refusé des placements à plus hauts taux d'intérêts chez Desjardins. Je refuse d'investir dans la bourse. L'argent n'a pas d'odeur et s'en va malgré tout un peu partout...
  • Réduire ma consommation/production de déchet/gaspillage : ma première réaction quand on m'offre quelques choses est de dire non. Ensuite, si on insiste, je réévalue. J'essaie de faire ma part, mais je suis confronté le plus souvent à des produits qui produisent des déchets dans les magasins. Ça m'hérite au plus au point. J'évite plusieurs produits emballés dans du plastique, mais ça m'inquiète parfois pour ma santé (ça réduit la diversité de produits que je peux consommer). Je suis toujours à la recherche de produits sans emballage, mais ça implique de faire mon marché dans 5 ou 6 épiceries. Et puis, il faut souvent faire le compromis entre épicerie en vrac, épicerie végane et produit locaux... On ne peut pas avoir tout à la même adresse ?
  • Réduire ma consommation de viande : ça fait depuis 2000 que je ne consommes pas de viande, je vois mal comment je pourrais diminuer quand je suis à "0". Or, avec une consommation zéro, la vie sociale en prend un coup quand on est à l'extérieur des grandes villes comme Montréal. Pas de restos, pas d'associations. Les repas deviennent difficiles, ça cause de l'isolement un peu, jusqu'à ce que tout le monde s'y mette.
  • Choisir les produits locaux et biologiques : toujours le problème entre locaux + emballé, biologique + non locaux, emballé + biologique, pas d'étiquettes sur la provenance des produits (ou des mauvaises informations)... Je veux que ça soit simple.

  • Calculateur d'empreinte écologique : généralement les calculateurs sont terriblement simplistes, le monde est beaucoup plus compliqués. On fait des choix occasionnellement qui peuvent créer un chaos dans les calculs. Et il n'y a pas vraiment d'outil efficace aujourd'hui pour calculer son empreinte.
  • Engagement citoyen : j'ai essayé les nettoies-t-on, la republication d'articles, de m'intéresser à la politique municipale, de faire des manifestations, de signer des lettres... mais j'ai toujours du mal à m'impliquer dans des groupes communautaires.

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Par yansanmo

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Éliminer le système?

2018-10-25 11:53:27

Tiré d'une discussion sur l'article 50 choses que vous devriez éliminer en 2019 (publication originale sur facebook)

Je me demande comment on pourrait obliger les gens à utiliser des solutions réutilisables d'un côté et en même temps être dans un système où l'objectif est d'augmenter les ventes, le nombre de transactions et le nombre de fois qu'un client entre dans ton commerce.

Admettons que tu réutilises une guénille pendant 5 ans, avec lavage à l'eau chaude, tu as fait au pire 1 transaction chez un marchant (si on ne réutilise pas un vieux tissus). Par contre, si tu utilises des essuies-touts (tous les mois), tu va devoir faire 60 transactions. Je suis pas mal certain que le marchant va favoriser un produits qui fait 60 transactions et qu'il va l'afficher bien en vu et proposer plus de choix. En fait, ça va être un gros vendeur et il va y avoir des promotions sur le produit (à découper dans un circulaire).

Autre problème, le suremballage des aliments avec du plastique. D'un côté, certains clients le demandaient (il y en a qui emballe chaque type de légumes ou fruit dans des petits sacs de plastique à la caisse) quand les aliments ne sont pas emballés (l'horreur). Ce n'est pas pour rien qu'on a vu des bananes emballées individuellement. D'autres personnes évitent et n'achètent pas les aliments quand ils sont emballés, or, dans les rapports de l'entreprise, on voit ce qui a été acheté, on ne voit jamais les non-achats. De l'autre côté, le marchand perds moins à long terme si les aliments se conservent plus longtemps et un problème des emballages de plastiques, c'est que ça ne dégrade pas. Il pourrait diminuer la quantité de ses stocks pour éviter les pertes, mais là, ça peut avoir l'apparence qu'il est en rupture de stock, même s'il a le nombre juste de "pommes" pour une semaine.

Donc, tant qu'on ne changera pas les mesures qu'on prend pour mesurer le succès d'une entreprise, la richesse d'un individu ou d'une société, tant qu'on restera dans le cercle vicieux du gaspillage/produit jetable. Bien attendu, on peut mettre des bâtons dans cette roue, avec des lois qui interdit certains produits, interdire les CFCs, interdire le DTD, interdire les bouteilles, interdire les pailles, mais c'est quand même à contre courant avec le principe même du "commerce" (vendre le plus possible pour avoir le plus de profil et le plus rapidement possible).

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Par yansanmo

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On va paroler de suicide, OK?

2018-10-16 17:22:06

Retour sur l'article On va parler de suicide, OK? de Marie-France Lanoue

J'ai souvent des idées noires. Je pense parfois au suicide, pas vraiment la façon de mourir, mais plutôt à quoi bon continuer de vivre. Je cherche toujours ma place, je cherche ce que j'aime, mes préférences, mes trucs préférés, ce que je suis, ce que je peux faire. Même au primaire je ne pouvais pas choisir ma couleur préférée. Je trouve ça difficile avec le temps, parce que mes intérêts changent, je sais que c'est juste temporaire. J'ai vu un reportage sur le bonheur basé sur les projets et je me cherche encore des projets qui vaut vraiment la peine.

Quand j'étais jeune, au début de l'école, j'étais émotifs, je pleurais à rien. Pas très bon dans le sport mais bon en classe, pas trop bon pour avoir des amis qui n'étaient pas juste des collègues de classe. J'ai eu des amis d'école, j'ai parfois ris avec eux en classe, mais ça se terminait là. Aujourd'hui, je ne me souvient pas vraiment d'eux, peut-être juste de certains noms, mais pas d'anecdotes ou d'expériences. Pour arrêter de brailler à l'école, j'ai commencé des cours de karaté. J'ai arrêté d'être émotif en apparence. J'ai aussi commencé un sport que personne ne faisait dans ma classe, donc j'étais le karatéka de la classe. Je n'aimais pas trop les vacances d'été. Ça voulait dire que j'allais passer mon temps à ne pas savoir quoi faire. Et pas de vacances avec ma famille, parce que mon père travaillait l'été. Le voisin le plus proche s'en allait se faire garder ailleurs, je ne m'entendais pas vraiment avec les plus vieux de ma rue. Il restait le vélo, la télé, les repas en famille et essayer de jouer avec les voisins qui restaient un peu plus loin. On a bien essayé d'avoir des cabanes, mais sans adultes pour nous guider, ça ne donnait pas grand chose à part couper des petits arbres et clouer des branches. J'ai aussi fait deux voyages de pêche avec mon père, des camps de jour avec les louveteaux. Avant d'aller au secondaire, mon grand-père est décédé. Je ne le connaissais pas vraiment, quelques visites dans les dernières années. Ça m'a rendu triste un peu.

Adolescent, ce n'était pas vraiment mieux, j'avais encore des amis d'école et j'avais des amis du karaté (pas les deux), pas d'amis dans le quartier, on avait déménagé. Les étés étaient longs. Les émotions avaient pris le bord, sauf pour la peur des présentations orales. Sinon c'était rationalité et sang froid. J'avais un ordi. Ça l'aurait été cool d'être un ordi. Si j'avais eu à choisir des modèles, à la télé, j'aurais pris Spock et Data... Des modèles qui n'existent pas... ou bien dans un futur lointain. J'avais décidé d'être le plus logique possible, le plus conscient possible, d'être en contrôle de mes moyens. Pour être en contrôle tout le temps, il ne fallait pas que je prenne de l'alcool ou de drogue. Aujourd'hui encore, je ne supporte pas l'odeur de l'alcool. Je ne me souviens pas d'avoir été à un party. J'ai été forcé d'aller au bal des finissants seulement parce qu'on me remettait une bourse, après j'ai quitté, ma mère a gardé l'album. J'ai pas vraiment eu de blonde (j'ai embrassé une fille mais ce n'était pas sérieux). Je crois que j'avais remarqué que les statistiques ne sont pas très bonnes sur la durée des relations qui commencent au secondaire. Ça m'intéressait pas vraiment d'être en couple. Ça pouvait attendre après les études. Perdu de vue pas mal tout le monde du secondaire.

J'ai choisi de faire une technique informatique, parce que c'était simple pour moi, ça ne m’obligeait pas d'aller à l'université si je voulais travailler après le diplôme. Une année à Mont-Laurier, deux années à St-Jérôme en résidence. Pas eu d'initiation, on était la première "batch" à Mont-Laurier. À mon sans-alcool, sans-drogue, j'ai rajouté un sans-viande. Après avoir eu une écoeurantite aiguë de viandes sauvages, ne sachant pas me faire cuire un oeuf ou un steak, j'ai décidé que c'était plus simple de ne pas en acheter. En plus, ce n'était pas logique de tuer ou de faire souffrir des animaux pour rien. Je ne connaissais personne autour de moi qui avait pris cette décision. Mais bon, ça s'ajoutait à plein de décisions que j'avais fait qui était différente des autres. Ce n'était pas la première, ce n'était pas la dernière. Quelques gars avait des blondes, mais pas la majorité. Par encore de pression pour être en couple. Trop occupé avec l'école ou les jobs d'été. À la fin de mes trois années de techniques. J'ai commencé à utiliser Linux au lieu de Windows. Toujours pas de permis de conduire, j'en avais pas de besoin. J'ai eu un ami de classes au cégep, des colocs assez cool la première année. J'ai eu quelques downs l'année suivante, dans une résidence à trois colocs, j'aimais mieux quand il y avait plus de monde. Pas trop aimé les profs. Perdu de vue pas mal tout le monde du cégep.

Je n'avais pas appris trop de choses en techniques, je n'étais pas encore "tanné" de l'école, j'ai continué en génie logiciel. Pas eu d'initiation, pas eu de blonde, je n'étais jamais au bar pour socialiser. J'ai pas aimé mes années d'université. Il y avait un certain élitisme dans l'air que je n'aimais pas, surtout de la part des profs. J'ai eu quelques amis. Je ne me suis pas intéressé au club étudiant, je trouvais que c'était trop temporaire, je pouvais aller dans des rencontres d'informatique avec des professionnels à la place, c'était plus utiles à long terme d'après moi. Trois stages payés. Ma première patrone m'a insulté avec un resto de départ dans un steak-house. Mon deuxième stage n'a pas semblé aboutir à nulle part, jamais eu de retour de mes collègues. À mon troisième stage, je n'aimais pas trop le projet mais j'aimais bien les collègues de travail et l'atmosphère du bureau. Pas nécessairement la meilleure place, mais je trouvais que c'était une meilleure école que mon université. Je ne me voyais pas faire une maîtrise. Perdu de vue pas mal tout le monde de l'université.

J'étais enfin sur le marché du travail, j'avais terminé le projet d'avoir un diplôme. Je me suis donné 2 ans pour apprendre mon métier dans la boîte de mon troisième stage. On m'a lancé sur d'autres dossiers, j'ai appris à répondre au téléphone, faire du soutien techniques, gérer des clients plus longtemps qu'un devoir d'école. On m'a lancé dans des entreprises pendant quelques mois pour faire de la programmation. Un vrai crash course. J'ai commencé à voir des collègues/amis du bureau partir ou être renvoyer. J'ai eu pas mal de peine pour la première à partir. J'ai commencé à être "un vieux" que les nouveaux ne connaissaient pas. J'ai tranquillement perdu des points de repères. En même temps, j'ai eu une première blonde, un été qui a passé trop rapidement. Je l'ai aimé même si elle n'était pas végé et qu'elle buvait de l'alcool et même si elle devait repartir dans son pays. Je l'ai laissé partir. Première peine d'amour, comme un deuil. J'ai voulu couper les ponts par courriel pour que la séparation soit nette et franche, pour qu'elle puisse rencontrer quelqu'un dans son pays. Ce n'était pas pour que je puisse courrayer de mon côté, j'avais eu temps de difficulté à trouver quelqu'un comme elle, je n'allais pas en trouver une autre facilement. J'ai fait mon sans cœur pour avoir moins mal. J'ai eu plus mal quand j'ai su qu'elle était de retour au pays, avec un gars que je connaissais, du moins, c'est ce que je crois. Je n'ai pas voulu en savoir plus. J'ai continué à travailler, le propriétaire où je louais une chambre m'a demandé de partir. J'ai loué un 1 1/2 près du bureau. Première fois seul en appartement. De moins en moins de personnes dans ma vie. Perdu de vue pas mal tout le monde du bureau.

Après 2 ans au boulot, j'ai pris des vacances avec ma soeur et sa famille, entre deux projets. Premier voyage d'une semaine en dehors du Québec. J'ai vu la relation de couple de ma soeur, j'ai vu mes nièces. J'ai eu envie d'avoir une famille. Je suis retourné au travail. Le bureau avait déménagé pendant que je travaillais chez des clients. Je ne restais plus proche du bureau. La seule chose qui n'avait pas changé c'était le patron et quelques collègues, occupé sur des projets. Complètement déboussolé, pas de blonde, pas de famille. Mon patron a essayé de me mettre sur un projet que je n'aimais pas. J'ai craqué. Première dépression, j'ai décidé de quitter le boulot. J'étais en choc. Le patron m'a dit d'aller voir sa femme qui était psychologue ou psychanalyste, je ne sais pas trop. J'ai pleuré. Je lui ai dit que ça allait me faire du bien de pleurer, que je coupais juste les ponts dans ma tête. Je n'allais pas me suicider. J'ai payé trois mois de loyer pour quitter Montréal. Je suis reparti chez mes parents. Pas de job, pas de chômage, pas de projet.

Ça m'a fait du bien d'être avec mes parents, de n'être pas seul. Un ancien client a découvert que j'étais sans emploi, il m'a proposé de travailler pour lui. Je n'avais pas l'internet haute-vitesse chez mes parents, j'ai déménagé chez ma soeur. Travailler un an chez ma soeur. Je commençais à lui tombé sur les nerds. On m'a trouvé un 2 1/2. Ça l'a été bien un bout... puis, je me suis senti seul. J'ai commencé à m'inscrire à des sites de rencontres, je suis allé aux réunions du conseil de ville pour essayer de m'intéresser à quelques choses, j'ai recommencé le karaté pour me défouler des tracas du bureau. J'ai essayé de me trouver une façon de sortir de mon impasse. Ça n'a pas trop fonctionner. J'ai été voir une autre psychologue. Je ne l'ai vraiment pas aimé, j'ai arrêté après 3 ou 4 séances, mais j'ai pu pleurer un peu. Le plus gros du problème lors des rencontres, c'était que je ne savais pas qu'est-ce que je devais faire. Je tournais beaucoup autour du mot "devoir". Je faisais assez d'argent pour payer mes dépenses, je ne savais pas quoi faire de plus. Je ne trouvais pas de végé à Mont-Laurier. Je tournais en rond. J'ai commencé à désigner mon appartement "ma prison". J'ai décidé d'avoir une maison. Soit une petite maison ou un duplex que je pourrais acheter avec ma soeur. On a trouvé un duplex. J'ai déménagé avec ma soeur. Les problèmes de maisons ont commencés, mais c'était prévisible. J'avais comme nouveau projet de payer l'hypothèque. Je l'ai payé assez vite. J'ai rencontré par internet une fille végétarienne/lienne? qui vivait en France. J'ai décidé de faire un voyage pour aller la voir, pour prendre l'avion, pour prendre le train, pour dormir dans un hôtel, pour faire autre chose que travailler. Premier resto végé à Paris. Je suis revenu avec un rhume pendant une semaine. La fille et moi avons arrêté de se parler. Je suis devenu végétalien. J'ai continuer à essayer de rencontrer des filles végés. J'ai organisé un groupe pour en connaître, fait un potlucks. Pas trop de succès. Je me suis fixé un objectif: soit que je me trouve une blonde dans la prochaine année où soit je pars à Montréal. Je n'ai pas trouvé personne, j'ai attendu d'avoir assez d'argent pour rénover le duplex, attendu la fin des travaux du duplex, puis je suis parti à Montréal.

Je suis arrivé en novembre à Montréal, j'ai rejoint mes nièces étudiantes. J'ai assisté à quelques conférences, puis plus rien l'hiver. Il n'y a pas eu assez de rencontres pour que ça soit significatif. Pas eu plus de succès sur les sites de rencontres depuis que je suis à Montréal. Le premier appartement n'était pas très bien situé, on a déménagé sur le Plateau. La place est bien pour pouvoir sortir, mais je n'aime pas l'appartement. Depuis cet été, j'essaye de participer à tous les évènements végés pour connaître le plus de personnes possibles. J'essaie de me faire une famille, d'avoir un sentiment de communauté. C'est difficile par contre. J'ai du mal de passer d'une fin de semaine avec plein de gens à une semaine où je parle à mon ordinateur. Je trouve ça brutale. Je passe d'une manifestation de 5000 personnes, d'un repas avec 20 personnes végés à ma petite assiette assis devant mon ordi. Ça me prends parfois une ou deux journées pour me remettre d'une fin de semaine occupée. Et puis, participer à des combats contre la souffrance, ce n'est pas joyeux, c'est dûr sur le morale. J'ai découvert le nouveau concept de "Vystopia", j'en souffre depuis des années. Côté professionnel, j'essaie de mettre à jour tous les projets de mes clients, question de me mettre à jour côté technologique. Faudrait que j'apprenne à travailler en équipe. Je n'ai toujours pas trouver le courage de faire des recherches pour des nouveaux projets ou suivre des formations. Faudrait que j'y pense parce que je ne fais pas un très gros salaire pour vivre à Montréal. Finalement, je sais que mes colocs vont me quitter en juin prochain. Je vais me retrouver seul encore. Un autre déménagement qui arrive. J'ai pas trop envie, je sais ce qui se passe quand je suis seul. J'aimerais avoir des colocs parce que je sais que c'est bon pour ma santé mentale de voir des visages chaque jours.

J'ai encore souvent des idées noires. Surtout depuis qu'il ne fait pas beau dehors. Mon humeur change selon le temps qu'il fait. J'ai eu un rhume une semaine et quand je suis malade c'est pire. Je n'avais plus le goût de me lever. Je pense parfois au suicide. Je n'ai pas trouver de façon simple et propre par contre. J'ai peur des hauteurs, je n'aime pas les douleurs physiques, j'aime pas les poisons, j'aime pas quand c'est sale. Je suis paresseux aussi, ça ne me tente pas de chercher. Je n'aime pas le fait qu'une fois mort, tout ce que j'ai écrit sur mes sites internet se retrouveraient au néant, effacé de mes disques durs, parce que ce n'est important que pour moi quand je l'écrit. J'aime pas l'idée qu'une personne va se retrouver à essayer de comprendre tout le code que j'ai fait pour mes clients depuis 10 ans, pauvre lui. Je n'aime pas le fait que j'ai encore une hypothèque à payer. Une fois, quand j'étais en dépression, j'ai décidé que j'allais mourir, mais le plus tranquillement possible, parce que je ne fais pas les trucs comme les autres. «mourir pour des idées, d'accord, mais de mort lente». La mort rapide, c'est beaucoup trop violent, je n'aime pas la violence. J'aime encore moins la souffrance faites aux autres. J'aime mieux essayer de digérer tranquillement ma souffrance et celle que je vois faite chaque jour. J'ai appris à être patient. J'ai essayé d'être le plus conscient possible. Maintenant, c'est un peu un fardeau. Je pense aux animaux tués, aux personnes dans la rue, aux pauvres, aux riches, au sexisme, au racisme, aux guerres, aux chicanes, à la pollution dans le monde, à la disparition d'espèces, au rejet de la science, au fait que les choses ne changent pas vraiment rapidement. Je pense aussi à toutes les choses que je n'ai pas connues ou pas faites. J'y pense un peu tous les jours. Ça me revient dans la tête tout le temps, depuis que je suis jeune. Je me crée des projets bidons pour essayer de ne pas y penser. J'y pense moins quand je code ou quand je fait du sport. Je sais que j'oublie de toute façon avec le temps. Comme les moments avec ceux que j'ai perdu de vue. Je sais pas si c'est un signe d'une maladie. Et puis, je ne peux pas me suicider car ce n'est pas végane de faire souffrir ses proches.

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Par yansanmo

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Émissions de gaz à effet de serre

2018-09-29 11:14:55

J'ai essayé d'étudier l'inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre en 2015 cette semaine. Le rapport divise les émissions en 6 secteurs: transport, industrie, résidentiel/commercial/institutionnel, agriculture, déchets, électricité. Bien que chaque secteur est subdivisé en sous-secteurs et qu'on peut faire des comparaisons avec les autres provinces ou avec 1990, il est étonnant de voir tout ce qui n'est pas dans le rapport.

Les données proviennent: d'entreprises/institutions, de Statistiques Canada, de ministères Canadien, de ministères Québécois et de l'ISQ. De plus, on suit plus ou moins la convention-cadre des nations unies sur les changement climatiques (CCNUCC) qui permet d'exclure des données ou de créer des catégories. La transmission des données des entreprises était volontaire avant 2007.

Non calculé:

  • CO2 de la biomasse
  • C02 des sols agricoles/forestiers (????, le paragraphe de la note en page 4 n'est pas très claire, phrase de 63 mots)
  • transport international aérien
  • transport international maritime
  • réservoir hydroélectrique

Inclus: CH4 et N20 de la biomasse dans les différents secteurs.

Statistiques par habitant au Québec en 2015: 9,9 t par habitant.

Contrairement au concept d'empreinte énergétique, il n'est pas possible de connaître les émissions de gaz à effet de serre pour certains types d'industries avec ce type de rapport. Ainsi, on a un seul nombre, soit 9,87 Mt éq. CO2, pour les véhicules lourds dans le secteur des transport. Il peut s'agir de véhicules lourds pour la construction, l'industrie forestière, le transport des marchandises, le transport des véhicules, le transport pétroliers, etc... Aucune façon de faire un bilan énergétique pour une région non plus, ni de l'impact de l'étalement urbain.

Prenons un cas par exemple, celle d'un fonctionnaire de Montréal qui utilise sa voiture (à essence) pour travailler dans une tour au centre-ville.

  • Admettons qu'il s'agit de pétrole qui provient d'outre-mer, à bord d'un pétrolier. Puisqu'il s'agit de transport maritime international, aucune émission n'est dans le rapport. On ne parle même pas des émissions causées par la construction et les opérations d'un site d'extraction (plateforme en mer ou puits) à l'étranger jusqu'au chargement du navire-citerne.
  • Une fois le pétrolier arrivé au Québec, on l'envoie dans une raffinerie (secteur industrie: combustion industrielle, procédés industriels, émissions fugitives).
  • Une fois raffiné, on envoie l'essence par camion (secteur transport: transport routiers, véhicules lourds) - ne tient pas en compte les accidents de déversement
  • Achat à la station-service (coût d'électricité/chauffage pour la station-service, fuites)
  • Achat de l'automobile (construction de l'automobile à l'étranger (non calculé), livraison (transport: transport routiers, véhicules lourds) [seulement la partie au Québec de calculé]
  • Entretien de l'automobile (achat de nouveaux pneus [usine de pneus, entreposage des pneus, recyclage/combustion des pneus], changement d'huile, électricité pour le démarrage durant l'hiver)
  • Utilisation de l'automobile (transport: transport routiers, automobile)
  • Construction, entretien, chauffage d'une tour au centre-ville (secteur électricité, secteur résidentiel, commercial et institutionnel, secteur industrie, secteur transports)

Si on encourage par exemple le fonctionnaire à utiliser une voiture électrique, on ne verra pas de différence dans le secteur "Transport, automobile" pour l'extraction et le transport du pétrole (outre-mer/international), pour le raffinage (noté dans le secteur industriel) et pour le transport en camion (véhicules lourds). La station-service n'est plus utile pour des voyages quotidiens (si la voiture est branchée au bureau/maison) mais l'entretien du véhicule et des pneus est toujours nécessaires.

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Par yansanmo

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Fin septembre 2018

2018-09-29 10:26:33

monclasseur.com: Demande de contact d'un faux profil nommé "Amour" (profil 2JZA). N'a pas répondu à mon message privé, a commencé un clavardage en évitant ce que je disais et en disant des banalités (je recherche une relation bla bla bla). La détection de faux profil avec "es-tu végane" est toujours aussi efficace. Suppression du profil le lendemain.

3 visites sur reseaucontact.com, une demande d'ajout (faux profil). Les profils ne correspondent pas à ce que je recherche.

3 sourires de femmes sur Elite Singles. Toujours des profils qui ne correspond pas à ce que je recherche (croyante). Dommage qu'il n'y a pas de critères efficaces pour trouver des profils compatibles. Elite singles indique "452 profils compatibles", mais les critères sont insuffisants.

célibataire du web: 1 visite depuis 1 an, l'âge ne correspond pas, pas de photo. L'outil proximité ne fonctionne toujours pas avec la proximité (5 km peut-être). Par défaut = 200 km, pas moyen d'enregistrer le minimum de 30 km.

meetmindful a changé dernièrement, ce qui veut dire qu'on voit plus de profil aléatoire, moins de profil compatible.

okcupid, encore des likes (rendu à 27), mais aucun match. Dans la section "who you like", ils ne montrent pas tous les profils, ni le décompte de nos likes

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Par yansanmo

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Fin de semaine dans la foule

2018-08-21 15:47:08

J'ai terminé une semaine épuisante de travail jeudi. Ce n'était pas une semaine "normale" pour le marché du travail, mais mieux que dans mes habitudes. Je ne travaille/charge toujours pas assez d'heures selon mes propres objectifs (imaginaires). Quelques corrections et ajustements du code vendredi, mais rien de sérieux. Ensuite, il y a eu la visite de la famille vendredi soir jusqu'à samedi. J'ai marché avec ma mère en parlant d'architecture jusqu'au Parc Lafontaine. J'aime bien essayer de deviner les années de constructions des bâtiments ou identifier les éléments semblables dans un quartier (les briques brunes de la rue Sherbrooke). Ça lui a fait rappelé des souvenirs pour le parc, la rue et l'hôpital. Il paraîtrait que mon cousin est né à Notre-Dame. Fin de la soirée avec Nemo à la télévision. J'ai pensé à la fin qu'il n'y aurait pas eu de film si les gens étaient véganes. Pas de pêche, pas de séparation père/fils, pas de poissons dans des aquariums de dentistes. Aussi, j'ai eu une petite pensée sur le fait qu'il y a eu une hausse de l'exploitation des poissons-clowns après le film. Monkey see, monkey want.

Samedi, après une petite marche à l'épicerie, je suis allé au Vegan Meetup dans le parc Père Marquette. Je suis arrivé vers 11:40, le début était 11:30. Il n'y avait personne dans le parc. Je me suis assis sous un arbre, mais j'ai pensée que c'était peut-être l'autre côté d'une colline. Je monte sur la colline, personne, je redescends et je m'assis sous un autre arbre. 11:50, des personnes arrivent, mais ça semble être une famille. Je regarde, mais je ne suis pas encore convaincu que je devrais leur demander. Un peu plus tard, quelqu'un qui cherchait se rapproche de la "famille", bon, ça doit être le meetup. Je range mes affaires dans mon sac, je vais leur demander. Il semble parler anglais, donc j'essaie mon anglais (pas très bon). C'est là. Je serre des mains, je me présente, les gens disent leur nom. Je ne retiens aucun... En fait, ça me prends au moins 5 rencontres pour retenir correctement un nom. Je n'ai pas une très bonne mémoire à court terme, je retiens plus facilement des concepts, appris à répétition ou bien des histoires. Et pendant que j'écoute les gens, je ne peux pas me répéter, en mantra, les noms. Je n'avais vu personne de ce groupe. En fait, après discussion, il semble que personne de ce groupe n'a assisté aux autres potlucks de cet été. J'ai mangé ma sandwhich, mes carottes et mes croustilles de maïs. Les sujets allaient dans toutes les directions en français et en anglais. Vancouver, boulot, programmation, bouffe pour chat, cinéma, jokes véganes, location d'appartements. Je suis resté jusqu'à la fin. Et puis, certains allaient peut-être au popup végane du F-MR.

Je reviens à mon appartement à pied, je m'habille pour faire du vélo, je gonfle les pneus. Je le descends des escaliers, direction piste cyclable sur Rachelle. Tout allait assez bien jusqu'au Vieux-Port. Toujours le même problème à cet endroit. Je n'hésite plus à dire "Excusez, Sorry, Piste Cyclable" comme un vendeur d'arachides dans un stade de baseball. Toujours à une vitesse raisonnable bien attendu (quasi-arrêté). Ensuite, il y a moins de problème de touristes, par contre, c'est dur sur les freins car chacun à son propre rythme. Je me rends à la station F-MR. C'est que pour les piétons. Beaucoup de vélo stationné un peu partout... Il manque de support/bornes pour les attacher. Je regarde un peu à travers les grilles. Bon, je vais continuer vers l'ouest sur la piste cyclable. Je continue, continue. Tiens, ils ont réouvert la piste du canal de l'Aqueduc. Continue. Je trouve un groupe qui va à une vitesse moyenne, je reste derrière un bout. Quelqu'un les dépasse, je les dépasse. Je continue encore. Hum... me voilà à Lachine. C'est vraiment facile de pédaler aujourd'hui. Je vais jusqu'à la péninsule. Beaucoup de bateaux, des goélands, une fête. Ça ne fait pas très Montréal, on se dirait dans une colonie de vacances. Une petite pause pour les jambes et je pars dans la direction opposée.

Ouff... un vent d'ouest. Ah, c'était pour ça que c'était si facile tantôt. 20km pour le retour, épuisé dès le premier 5 km du retour. Je ralentis, je gère mon énergie. Même paysage. Je retrouve le groupe de tantôt et je les dépasse à nouveau. Argg... le Vieux-Port. Bon, cette fois si, je prends Maisonneuve, puis j'attaquerai la côte à la fin.

Il est 17h00. J'ai raté la diffusion en directe de TMRO. Pas grave, il y a la rediffusion complète sur Twitter :-) Toujours aussi intéressant de les retrouver. Nouveau format pour TMRO Science, c'était un peu court pour l'entrevue. J'aimerais bien trouver quelqu'un qui aimerait regarder cette émission avec moi, m'enfin, je vais savourer seul.

Dimanche matin, je me prépare en avant midi pour la marche. Ça fait deux ou trois qui ont invités les végans dans les potluck/meetups/vigiles à y aller. Je vais y aller par solidarité contre l'homophobie, la véganophobie, le spéciste et le patriarcat. Vers 11:00 je demande c'est où car l'adresse qu'ils ont donné n'existe pas (en plein milieu de la rue). Ils donnent une adresse paire, donc c'est au sud de la rue. Mais un commentaire dit que c'est au nord. Je sors du métro, par la mauvaise sortie, je vais dans la mauvaise direction. Quand je vois que la rue monte et qu'il y a la montagne, je reviens sur mes pas, je vais dans l'autre direction. J'arrive vers 12:00 près du parc, il y a un gros rassemblement où on distribue des chandails de toutes les couleurs. Beaucoup de chandail vert, des chandails rouges... peut-être les végans? Le plus que je m'approche, le moins que je trouve ça normal. Il y a des gardes du corps.. une foule entoure une personne... Bah, c'est juste le premier ministre Couillard (PLQ). Je prends du recul du groupe pour essayer de trouver l'autre groupe. Les gardes du corps ne semblent pas apprécier que je sois à l'extérieur de leur périmètre. Je vois deux t-shirt blanc de l'autre côté de la rue. Je traverse, c'est eux. Ils attendent des gens, car ils ont changé le lieu de rassemblement. Quelques personnes arrivent. Je jase un peu avec Rick en sortant mon anglais encore. Un groupe part vers le nouveau lieu de rassemblement. Tiens, y'a des gens que j'ai déjà vu dans les potlucks. J'achète un chandail ma voix pour eux, je roule mon t-shirt et je le mets dans une poche des mes pantalons cargo. Chandail blanc, pantalon noir, très discret. On attends au soleil... Il fait chaud. J'aurais dû m'apporter une bouteille d'eau. Après un moment, on se déplace encore, on entre dans la parade, en arrière de Walmart, à côté d'un bateau dragon et de vikings. Hum... de la fausse fourrure, du cuir, des plumes... Au moins, y'a de la musique et du soleil. On m'avait dit que la parade commencerait à 14:00, elle a commencé vers 14:30 je crois.

Plusieurs bannières et drapeaux étaient dans le groupe végane. AVM, ma voix pour eux, contre les abattoirs, des animaux de fermes avec des coeurs et beaucoup de drapeaux arc-en-ciel. D'ailleurs, le drapeau arc-en-ciel est intégré dans le logo de ma voix pour eux. Je ne sais pas si c'était parce que j'étais fatigué d'attendre au soleil pendant 2h30, mais quand des membres ont déroulé la longue bannière rouge avec des animaux noirs dessus (porté par 8/9 personnes), ça m'a bouleversé. J'ai tout de suite pensé au sang des animaux, à la violence fait envers tous les groupes discriminés, pour leur race, leur orientation sexuelle, leur genre, leur idées. J'ai perdu le sourire et ma bonne humeur. Pendant, la marche je regardais en avant. Le bruit était étourdissant, j'avais mal aux oreilles, j'avais du mal à être autour d'autant de gens. Il faut dire que je passe la plupart de mes journées isolé devant un ordinateur, sans voir quelqu'un. J'ai gardé le silence durant toute la marche en me rappelant pourquoi j'y étais. Contre la discrimination. Contre les préjugés. Contre la souffrance inutile. Une personne avec des queux d'animaux (fourrures) sur son chapeau marchait avec le groupe. Nous n'avons rien dit. Il/elle est parti un peu plus loin durant la marche. J'ai entendu dans la foule "J'aime le steak". Je n'ai rien dit. J'ai entendu des "vegan power" dans la foule, j'ai levé la main en faisant un "V". On a marché jusque devant la tour de Radio-Canada. Puis on s'est retiré sur le côté pour prendre une photo. Refusé le snack donné par les organisateurs (Refusé du Zéro-Déchet)... Les autres ont vite compris que ce n'était pas vegan (il y avait du miel). Épuisé, je me suis assis sur le trottoir dès que j'ai pu.

Certaines personnes sont parti au F-MR, certaines aux restaurants, certaines à une vigile. Je suis rentré à mon appartement, j'ai pris une douche, j'ai soupé. Puis je suis reparti au popup végane, cette fois-ci à pied/métro. En chemin, j'ai essayé d'aidé un couple (personnes âgées) pour des directions routières en anglais, le conducteur m'a montré une carte papier et j'ai oublié de sortir mon téléphone ou de lui dire qu'il pourrait y avoir des travaux en chemin. Vers 18:00, il n'y avait pas grande monde, c'était "vedge" :-p J'ai cherché quelques personnes de la parade, j'ai fait signe à une personne que j'ai reconnu. J'ai exploré le terrain, regarder le canal, monter sur la plateforme, observé les alentours en essayant de ne pas être dans les prises de photos en arrière. Je suis redescendu, j'avais soif. Il n'y avait pas de kiosque avec des jus ou des fruits, du moins, pas sans aller vers le bar. J'ai pas voulu m'approcher de là. Rick m'a reconnu, je me suis assis avec eux. Puis, après on a commencé à jaser avec les gens d'Herbivores et ceux du kiosques du refuge. Dès gens très sympathiques. Encore une fois, j'oublie les noms. J'ai acheté une bouteille d'eau, j'ai aidé à défaire les chapiteaux puis j'ai assisté au film sur le sida en France. Il y avait certains rapprochement avec le véganisme, le militantisme, la prise de paroles pour que les gens vois la souffrance, les débats internes. M'enfin, c'est tout à fait différent aussi. La majorité des militants dans le film se battaient pour leur propre vie en étant rejeté par la société autour d'eux. Nous, c'est pour la vie des autres autour de nous. Un film pour dénoncer l'aveuglement volontaire, pour afficher la souffrance, pour dénoncer l'inaction.

Le film s'est terminé vers 23:00, fin brutale, comme la mort, silence de la foule après la projection. Il y avait un autre film dans le vieux port qui faisait concurrence au loin. Je suis reparti vers le métro, très fatigué de ma journée, affecté par le film. Gelé parce qu'il commençait à faire froid en t-shirt.

Arrivé à Berri-Uqam, je me suis demandé si je devais continuer et marcher, continuer et prendre l'autobus ou prendre la ligne verte. J'étais fatigué, le plus simple était de prendre la ligne verte. J'embarque dans le métro, je m'accote sur la porte arrière. Je remarque une jeune fille/femme en train de pleurer, ou du moins, qui essaie d'arrêter de pleurer. Je commence à me poser des questions dans ma tête. Quelle âge elle a? Est-ce qu'elle a du chagrin, est-ce que c'est à cause d'un décès, d'une rupture amoureuse, d'une fugue? Est-ce que je devrais lui demander? Est-ce que c'est trop indiscret? Est-ce que je vais lui faire peur? Pourquoi personne autour qui était là avant moi ne réagit? Rendu à une autre station, elle semble appelé quelqu'un? Le 911? Urgence-santé? Le métro repart... Nouvelle station, elle rappelle? Elle semble parler d'hyper-ventilation, elle a chaud. Dans ma tête, je me demande: pourquoi elle ne débarque pas à une station? C'est moins chaud en dehors du wagon, hyper-ventilation, il faut un sac brun, j'ai pas de sac sur moi et ma bouteille d'eau est vide. Est-ce que je peux intervenir même si j'ai aucune compétence médicale? Est-ce qu'elle va débarquer à l'autre station? Est-ce que je devrais crier pour demander l'aide d'un docteur ou d'une infirmière? Est-ce que c'est une urgence pour arrêter le métro? Mais elle semble déjà être en contact avec une intervenante au téléphone. Est-ce que les secours arrivent? Je suis confus, l'ingénieur en moi essaie de trouver une solution complète avant d'agir. Je suis figé. Ma station arrive... je débarque, le métro repart, j'ai rien fait, je me sens mal. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé. J'ai des remords. "Un film pour dénoncer l'inaction". Je suis coupable.

Il faut que je commence à agir, à foncer. Je me sens si seul. J'ai peur d'être toujours seul.

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Par yansanmo

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Feux d'artifice 2018 - Italie

2018-08-02 08:15:59

Pont Jacques-Cartier la nuit

On a eu droit à un spectacle de 30 minutes comprenant:

  • Beaucoup de feux vert, blanc, rouge
  • Beaucoup de trio de feux
  • Je crois avoir reconnu Crystallize de Lindsey Sterling
  • Du pop Italien
  • De l'opéra
  • Des pauses où on ne voyait plus rien (peut-être que c'était des feux sur l'eau) ou bien c'était une pause pour suivre la musique
  • De la pluie à partir de 22:15 jusqu'à mon retour
  • Deux autos patrouilles qui sont partis avec leurs gyrophares pendant les feux.
  • Une dame qui a amené un petit chien qui n'aimait pas les feux d'artifices (pauvre lui)
  • Une personne qui faisait fonctionner sa radio-internet qui était 2 minutes en retard avec toutes les autres radios. Heureusement, quelqu'un doit l'avoir averti de fermer sa radio après 10 minutes ou bien elle est partie à cause de la pluie.
  • Une finale assez bruyante

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Par yansanmo

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Buanderie

2018-07-27 22:56:52

Après 12 ans, de retour à la buanderie commerciale. 5,75$ pour deux brassées lavées/séchées.

Lu un chapitre de mon dernier livre. Il faudrait que je trouve un bon endroit pour le continuer.

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Par yansanmo

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